« Déni Cosmique » vs « Goliath » : « juste cynique » ou « cynique mais juste » ?

Alors pour commencer : Non, je ne suis pas mort. Enfin pas physiquement. Mais numériquement, on s’en approche : pas d’article depuis 2020 (et encore, c’était plus pour aider mes anciens collègues de Capgemini qu’autre chose), disparu de Twitter et de tout autre réseau « social » … Ça change du Xefir sur-expressif d’il y a 5 ans (pssss: vous pouvez toujours me trouver sur Discord Xefir#5032)

Mais je ne suis pas ici pour parler de ça, ou tout du moins, pas tout de suite. On va s’intéresser à deux films, deux expériences qui se ressemblent mais où mon ressenti s’oppose.

Don’t look up / Déni cosmique

Deux astronomes découvrent au cours de leur recherche qu’un astéroïde fonce droit sur la Terre et va s’écraser dans les mois à venir. Ils préviennent les autorités et s’en suis une série de décisions et de rebondissements que l’on pourrait résumer à : « s’il y a un choix logique et humaniste et un choix stupide et égoïste, on prendra toujours le second ». Et TL;DR, à la fin tout le monde meurt.

Oups, je crois avoir un peu divulgâcher … M’enfin vu le titre, vous aurez très certainement compris où se dirige l’intrigue, surtout que le film n’est absolument pas subtile sur sa finalité.

Le mec tout à gauche est représentatif de mon état devant le film

Et je ne vais pas m’étendre beaucoup sur le film vu qu’il m’a tellement énervé, irrité, exaspéré voir même désespéré que j’ai plus souvent levé les yeux au ciel pour soupirer que de regarder l’écran devant moi (tout l’inverse du titre lol).

Parce que même si j’aime bien les drames et les histoires qui finissent mal, je déteste par-dessus tout le fatalisme qui dénonce sans proposer quelque chose en retour. Le film ne fait que se moquer de l’espèce humaine sans jamais leur donner une quelconque chance de les mettre face au poids de leur décision. Il n’y a pas d’hésitation, seulement de l’action. Et quand ils se rendent compte de leur erreur (et c’est pas souvent tellement tout est pris à la légère), il n’y a plus de correction possible, c’est fini, tu assumes et tu crèves.

C’est dommage, parce que j’aime bien DiCaprio et la Scène du Dernier Repas vaut le détour. Bref, si vous voulez tenter l’expérience, c’est sur Netflix

Goliath

Inspiré de l’affaire sur le glyphosate, Phytosanis, un des géants de l’agrochimie fait tout son possible pour que l’un de ses pesticides le plus répandu ne se fasse pas interdire par la commission européenne. Pour cela, ils engagent un lobbyiste représenté sous les traits de Mathias, un homme qui joue parfaitement son rôle d’odieux connard et qui manie aussi bien les mots que les gens.

Problème : Lucie, une agricultrice qui a vu mourir sa partenaire Margot à cause d’un cancer causé par la Tétrazine, molécule hautement cancérigène du pesticide susnommé, décide de se donner la mort devant les locaux de Phytosanis.

Devant ce geste, Patrick, avocat spécialisé des causes environnementales, qui suivait déjà Lucie pour obtenir un dédommagement auprès des assurances et mutuelles, décide de porter l’affaire devant les médias en accusant directement Phytosanis d’empoisonnement.

En parallèle, on suis également le parcours de France (son prénom, pas le pays), femme du peuple, professeure de sport le jour, ouvrière la nuit, qui va croiser le chemin de ces deux hommes à travers ses actes militants contre l’utilisation systématique de pesticides dans l’agriculture.

Et je n’en dirais pas plus sur l’histoire, car le film vaut le coup d’œil. On est pris par le fil et le jeu d’acteur de Gilles Lellouche et Pierre Niney, respectivement Patrick et Mathias, qui s’oppose tout le long du film est ultra convaincant.

Et si j’ai parlé de Déni Cosmique juste avant, ce n’est pas par hasard. Ici, les différents personnages sont aussi accablés d’un certain fatalisme, écrasé par le pois de la politique et de l’argent. Cependant, ils sont toujours pris par le doute, ils réfléchissent, ils luttent. Et quand une mauvaise décision est prise, on vois la gravité dans le regard des acteurs, on sens les conséquences, c’est dur et on y crois.

C’est un film que je recommande et il est en ce moment au cinéma. D’ailleurs, la semaine prochaine, c’est le printemps du cinéma et vous n’aurez même plus l’excuse d’avoir de la buée sur les lunettes à cause du masque. C’est quand même beau les élections ! (c’est bien entendu ironique, continuez à prendre soin de vous !!!)

Retour à la réalité

J’adore faire des parallèles. Déjà parce que voir deux lignes droites ne jamais se couper peut être aussi frustrant que satisfaisant, c’est toute la beauté des mathématiques. 😀

Mais aussi parce que ça donne de l’inspiration. Je ne suis pas superstitieux, mais forcé de constater que tous les 5 ans, je me prends une grosse catastrophe dans la tronche. C’est ma fatalité, mais c’est plutôt pratique, je sais qu’il me reste encore 3 ans avant la prochaine :3

Mais si on devait résumer ces 5 ans avec comme état d’esprit celui de Déni Cosmique, ce serait de cette manière :

L’amour, c’est un beau gros concept de merde.
C’est un gâchis de temps et d’argent et ça rends excessivement con.

Mais si c’était du point de vue de Goliath :

Je n’ai jamais eu les armes pour affronter ça.
Je suis de nature trop gentille et trop naïve.
Un nouveau malheur va arriver, mais au moins, j’ai appris quelque chose.