Les secrets d’une sorcière au chapeau vert

Ceci est une retranscription écrite de ma chronique dans l’émission du 15 novembre diffusée toutes les deux semaines le samedi sur BlueWave.

Nouvelle saison sur BlueWave, nouveau concept. En plus de vous parler d’un anime que j’ai particulièrement bien aimé, on va commencer par une rétrospective sur l’une des plus grandes franchise de jeux vidéo de l’histoire.

Oui, je te pique le concept Apo/Milo, mais tu n’as pas le monopole du monologue interminable 😉

Petit héro deviendra grand

En dehors de Mario et Kirby, il y a bien une autre licence qui fait que je suis plus team rouge que team bleu : La légende de Zelda … Ou plutôt LES légendes tant il y a eu de bons jeux. J’aime même du mal à vous en trouver un réellement mauvais.

Seulement, alors que je les ai plus ou moins tous faits pendant ma jeunesse, je ne les ai que très rarement terminés … Et oui, je m’avoue vaincu, je ne suis jamais allé voir Ganon malgré le fait que je l’ai vu d’innombrables fois à travers speedrun et autre matage au-dessus de l’épaule de mon frère qui est bien plus joueur que moi.

Je compte bien corrigé cela et comme je n’aime pas faire les choses de manière logique et chronologique, je ne les prendrai pas par ordre de sortie mais … Selon la chronologie officielle du livre Hyrule Historia :

Et je vais directement tordre mes propres règles dès le début : j’ai détesté Skyward Sword. Le jeu est sorti sur Wii en pleine période du Motion Gaming et c’était injouable. Le jeu est ressorti sur Switch récemment avec une possibilité de désactiver la fonction gyroscope et je lui donnerais probablement une deuxième chance.

En attendant, on saute la genèse d’Hyrule pour entrer directement dans l’ère de la Force, dans un royaume établi et en paix. La légende raconte que lors de la construction d’Hyrule, les premiers Hyliens firent la connaissance des Minish, un peuple de tout petit lutin mesurant moins d’un centimètre. Malgré leur petite taille, ils repoussèrent plusieurs attaques de monstres, offrant lumière divine (nommé sobrement La Force et non, il n’y a pas d’histoire de parenté, enfin pas tout de suite) ainsi qu’une épée qui a été utilisée pour sceller les montres dans un coffre, tout ça rappelant sans trop de subtilité le mythe de la boîte de Pandore.

Retour dans le présent maintenant avec nos deux petits héros qui vont au festival Minish qui commémore leur aide pendant cette guerre et propose un tournoi pour désigner qui sera le meilleur guerrier de l’année. Vaati, mage mystérieux, remporte ce tournoi et se voit récompensé par le roi de pouvoir voir le coffre et l’épée sacrée.

Vaati = Yolo

Vaati n’a que faire de tout cela, il ne s’intéresse qu’à une chose : trouver la Force. Persuadé qu’elle se trouve dans le coffre, il bruteforce le coffre en cassant l’épée et ce qui devait arriver arriva : les monstres reviennent à Hyrule. Vaati n’en a toujours rien à carrer, mais constate qu’il n’y a rien dans le coffre et prends en otage la princesse en … la transformant en statut de pierre … Hé, on est dans un jeu Zelda, vous pensiez qu’elle aurait un autre rôle à jouer que d’être la demoiselle en détresse ?

Il s’avère que Vaati était son disciple … Oups !

Nous sommes alors envoyés par le roi chercher les Minish afin de sauver la princesse. Pourquoi nous ? Bah déjà parce qu’on était là et qu’il parait que les enfants sont plus susceptibles de voir les Minish que les adultes. Pendant notre petit bout de chemin dans la forêt de Tyloria, on y croise un canard vert chelou nommé Exelo, qui connait une incantation qui permet de nous transformer en Minish à certains endroits bien spécifiques (tronc d’arbre, rocher troués, poterie cassé, etc …). Étant incapable de suivre Link, celui-ci se colle sur sa jolie petite touffe blonde et devient dorénavant un substitut du chapeau vert iconique du costume de Link. L’aventure peut enfin commencer.

Du classique Zelda, 4 éléments à rassembler pour sauver le monde

Côté gameplay, on est dans la plus pure incarnation des Zelda 2D. On doit récupérer un certain nombre d’éléments qui permettront de débloquer plus de capacités qui débloquent de nouveaux passages qui mènent a de nouveaux donjons qui vont eux-même fournir à Link un objet qui donne une nouvelle capacité et ainsi de suite.

Quand on est petit, il faut savoir se montrer créatif

Minish Cap fait partie des jeux Zelda qui ne sont pas faits directement par Nintendo et Eiji Aonuma, mais par Capcom et Hidemaro Fujibayashi. Ça se sent, car les jeux d’Aonuma ont toujours eu à cœur de proposer une histoire riche et complexe à base de métaphore et interprétations. Ici, on pose le contexte d’un méchant qui est très méchant (et qui n’est pas Ganondorf !) et roulez jeunesse, on est là pour jouer pas pour se prendre la tête. Le jeu est simple, rapide à prendre en main et se fini relativement vite (comptez 10 à 15 heures max pour tout faire).

Les assemblages de fragments servent de quêtes annexes amusantes

Le jeu est aussi ultra coloré, utilisant de couleurs ultra vives et chatoyantes ce qui le rend extrêmement mignon et cartoon, un peu comme le fera plus tard en 3D Wind Waker. Sauf qu’ici, c’était plus une contrainte technique de son support. En effet, la première Game Boy Advance avait un écran réputé pour être petit et extrêmement sombre, particulièrement en milieu ensoleillé. Cela a été corrigé plus tard avec la Game Boy Advance SP et son écran rétro-éclairé … M’enfin quand un jeu sors, même en fin de vie de la console, il faut penser à ceux qu’il l’ont toujours dans un coin de leur tiroir 😉

L’attaque tornade est facultative, apprise extrêmement tard et ne sert pas à grand chose dans cet opus

Côté musique qui est un aspect important tellement celle-ci est devenu un emblème de la série, on est ici sur des thèmes qui sont au diapason de son côté graphique. C’est tantôt tout doux, tantôt entrainant, mais jamais lugubre ou inquiétant. On est là pour vivre une aventure sympathique et malgré que le chipset sonore de la GBA soit le même que celui de sa grand-mère, le fait d’avoir un CPU qui puisse mixer les blip blob de la GB avec des sample plus moderne donne la part belle aux faux instruments à vents, apportant de la douceur au tout.

Les flacons ne servent pas qu’à y emprisonner des fées, bandes de montres

Minish Cap est sorti dans un contexte un peu particulier. Nous avons eu le droit d’y jouer avant les Américains et quasiment en même temps que les Japonais ici en Europe. C’était dû à la sortie sur le sol américain de la nouvelle console à deux écrans de Nintendo. Pour éviter d’impacter les ventes de la DS à la fin de l’année 2004, Nintendo a préféré attendre le début de l’année suivante pour la sortie américaine.

Les Minish parlent leur propre langue … Qui n’est pas très dure à déchiffrer ^^

Cela a eu pour conséquence de nous donner une version contenant de nombreux bugs, souvent bénins et n’entravent pas l’expérience de jeu … Sauf sur un passage, dans la quête annexe du grand Goron qui rend le passage de cette falaise quasiment impossible à réaliser :

Gauche : EU
Droite : US
Il manque un truc à gauche …

C’est pour cela qu’aujourd’hui, si je dois vous conseiller d’y jouer et que vous n’êtes pas allergique à la langue de Shakespeare, je vous recommande la version américaine qui comble la très grosse majorité des bugs gênants … Bon, sauf si vous êtes speedrunner. D’ailleurs, les versions européennes et japonaises sont si proches qu’il n’y a aucune différence côté routes entre les deux versions, la version japonaise étant comme d’habitude préféré à cause du nombre de caractère affichés à l’écran qui permet de défiler moins de texte et donc de gagner du temps. D’ailleurs, n’hésitez pas à ressortir la meilleure console portable connu à ce jour pour y jouer (moi forceur ? naaaaaaaaaan)

Si vous y jouez sur émulateur, Minux (merci à lui) nous a trouvé une ROM hack qui patch les bugs de la version européenne, vous pouvez la télécharger ici.

Pour être honnête, si j’ai voulu commencer par celui-ci, c’est parce qu’on dit souvent que notre premier Zelda est souvent notre préféré. Je ne saurais dire si c’est mon préféré, mais c’était en effet bien mon premier 😉

La magie des chiffres

Restons dans le tout doux avec un gros coup de cœur anime de la saison passée : Secrets of the Silent Witch

Monica Everett est une jeune fille recluse au fin fond de la montagne et qui passe le plus clair de son temps dans les chiffres comme son père qui était docteur et mathématicien.

Mais derrière son côté fragile et innocent se cache l’un des sept mages les plus puissants de ce monde, arrivant même à lancer des sorts sans prononcer la moindre incantation.

Ce super pouvoir n’en ai pas vraiment un, elle l’a obtenu parce qu’elle a un énorme problème : elle est d’une timidité maladive et pour pouvoir passé son examen de magie, elle a travaillé pour maitriser cette magie silencieuse.

Un jour, on va lui confier une mission qu’elle ne va pas pouvoir refuser : celui de protéger le prince hériter qui semble visé par des tentatives d’assassinat au sein de son école bien aristocratorichou.

Monica est simplement trop mignonne. C’est juste une gentille fille au fond et malgré sa peur profonde d’autrui, elle va essayer de surmonter les différentes énigmes et dangers qui rôdent autour d’elle.

Rien que pour les expressions de Monica, l’anime vaut le coup

J’ai lu le manga, mais je lui préfère l’anime. C’est beau, bien animé, ça se laisse super bien regarder, ça dure 12 épisodes et on ne voit pas du tout le temps passé. C’est disponible sur Crunchyroll.

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  1. Ping : Ce qui se cache derrière l’impossible

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